Situé sur la côte sud-ouest de la péninsule, le monastère est bâti dans un vallon boisé, à 160 m d’altitude. Il se trouve à une heure de la mer, par un chemin partant de la plage où se dresse la tour de l’arsanat à l’architecture typiquement athonite.

Selon la tradition, trois frères, Moïse, Aaron et Jean, fils du roi d’Ochrid, sont à l’origine du monastère au 10ème siècle, fait relaté dans le chrysobulle signé par quatre rois qui ont vécu du 9ème au 14ème siècle (Léon VI le Sage – en 912, Jean Ouglésis – en 1371). Son origine apparaît dans le « typikon » de 912, sous le nom de « Georges le Peintre » (en grec, « Giorgos o zographos »). Il est probable qu’il est donné son nom au monastère, en tant qu’hagiographe. Au 11ème siècle, les écrits sont signés par l’higoumène Jean (1049 et 1051). « Georges le peintre » et l’ « higoumène Jean » utilisent la langue grecque. Le premier higoumène qui signera en slave sera Simon, en 1169. Il semblerait qu’entre 1051 et 1169, le monastère ait été réorganisé par des moines de même religion d’origine bulgare ou donné à leur confrérie. Quoiqu’il en soit, après Simon, les higoumènes signent en slave, ce qui confirme l’occupation par des moines bulgares.

Parmi les rois bulgares, Jean Kaliman a été le premier bienfaiteur du monastère en 1192. Toutefois, le plus important protecteur et bienfaiteur a été Jean Asan II (1218-1241) que l’on mentionne aujourd’hui encore comme propriétaire du monastère. La fille de l’empereur Jean Komninon, Marie Tzousmeni (1142) fait également partie des bienfaiteurs et avant elle, Alexis Komninos 1er (1081-1118) et son frère Manuel. Dans des écrits officiels du monastère (1266-1267, 1276), Michel Paléologue VII (1259-1282) est mentionné pour avoir pris part aux attaques des unionistes à l’encontre notamment du monastère qui fut pratiquement détruit et 26 moines furent brûlés dans la tour, en février 1276.

Andronikos Paléologue II (1282-1328), Andronikos Paléologue III (1328-1341) ont également soutenu le monastère et permis sa reconstruction. A partir du 14ème siècle, il sera repris par des higoumènes danubiens. Parmi les bienfaiteurs, se trouvent Stéphane Dousan (1331-1355) et Jean Ouglésis (1350-1371). Pendant l’occupation turque, la tour de l’arsanat a été édifiée grâce à la générosité d’un voïvode de Moldavie, Stéphane le Grand (1457-1504).

La spiritualité et le rejet de toute discrimination raciale étaient et sont les éléments fondamentaux de l’organisation de ce monastère, marquant leur intégration à la communauté monastique du Mont Athos. La réciprocité et la fraternité présentes dans les rapports entre les orthodoxes de toutes nationalités, vivant au Mont Athos, sont confirmées par la cohabitation, jusqu’au milieu du 19ème siècle, des moines grecs et bulgares dans le monastère. Jusqu’en 1845, les chants étaient psalmodiés alternativement dans les deux langues. Les inscriptions grecques sur les peintures murales le confirment. Depuis la deuxième moitié du 19ème siècle, la majorité des moines est bulgare.

Au point de vue architectural, les ailes Est et Sud ont été construites suivant les traditions ; par contre, les ailes Nord et Ouest, qui ont été reconstruites dans la deuxième moitié du 19ème siècle, diffèrent par leur relative modernité.
L’église, consacrée à St Georges, date de 1801, les peintures murales de 1817. Dans la cour près de l’église, se trouvent la petite chapelle pittoresque construite en 1764, consacrée à la Vierge « Akathistou », un bénitier en marbre et un cénotaphe, à la mémoire des 26 moines martyrs. On dénombre 14 chapelles dans l’enceinte.

LES MONASTERES DU MONT ATHOS

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CARTES
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