Il a été construit sur la côte du Golfe Siggitiko, enfoui dans une végétation luxuriante ; il se situe entre les monastères Zographou et Dochariou. Pour l’atteindre, après moins d’une heure de marche, il faut emprunter le chemin qui débute près du port, où se trouve une grotte. C’est un endroit paisible, mais isolé. L’absence de témoignages historiques écrits concernant la fondation du monastère est suppléée par les traditions qui rapportent les noms de Kastamonitou et Konstamonitou. En se basant sur la première appellation, la plus ancienne, son fondateur serait un moine venu de Kastamoni en Asie Mineure, et qui aurait donné le nom Kastamonitis, connu des Byzantins.
Cette version semble plus plausible que celle qui lie sa fondation à M. Konstantino ou son fils, qui s’appelait Konstas. C’est au 11ème siècle qu’apparaît par écrit l’existence du monastère. Suit une période silencieuse, interrompue par la fin de l’occupation franque. Il aurait été détruit par les pirates catalans au début du 14ème siècle, et reconstruit par les Paléologues.

Dans le troisième « Typikon » en 1394, le monastère figure sous l’appellation Konstamonitou au 16ème rang sur les 25 monastères de cette époque.
Au 15ème siècle, le Serbe Randic entreprend des travaux de construction. Il devint moine, sous le nom de Romain, dans cette unité cénobitique après le décès de son épouse. Des souverains orthodoxes Georges Vrakovits (1433) et Neagoe Basarab (1517) ont également aidé le monastère.

Suivie une longue période difficile, d’austérité et de destruction (lourds impôts, dettes, incendie en 1717). De plus, alors que jusqu’à la fin du 15ème siècle le monastère comptait 90 moines, il n’en reste que 6 au 17ème siècle. La reconstruction est réalisée au 19ème siècle. Les travaux ont commencé avant la révolution (1819), sous l’higoumène Chrysanthou, grâce à l’aide économique de Vassiliki, épouse chrétienne de Ali Pacha.

LES MONASTERES DU MONT ATHOS

Dafni ] [ Karies ]
CARTES
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