Sur la côte ouest de la péninsule, entre les monastères Xenophontos et Zographou, à 30 m au-dessus du niveau de la mer, se trouve le monastère Dochiariou. Il impressionne par sa richesse, sa force et l’harmonie architecturale des bâtiments, mis en valeur par la topographie en pente.
Selon les traditions, ce monastère a été fondé par Euthimios, ascète qui vivait au Monastère de la Grande Lavra, sous Saint Athanase l’Athonite ; il était cellérier (en grec « dochiaris ») d’où le nom donné au monastère.
Selon un témoignage écrit datant de 1037, lors de sa fondation, le monastère consacré à Saint Nicolas se situait près du port de Daphné dont il portait le nom accompagné du surnom « Dochiariou ». Dans ce même document, d’autres informations font remonter sa date de création au troisième quart du 10ème siècle. Selon une autre référence, le fondateur et premier higoumène serait Jean le moine « dochiaris » qui aurait signé un écrit au Monastère de la Grande Lavra au début du 11ème siècle. Quoiqu’il en soit, en raison de nombreuses attaques de pirates, les moines ont abandonné l’emplacement initial pour s’installer plus haut à sa situation actuelle. Depuis lors, il porte le nom de Dochiariou.
Dès le début du 11ème siècle, le monastère est cité dans tous les écrits athonites et dans les « typikons ». En 1089, Alexandre 1er le Komninos, et sa mère Anna Dalassimi, protègent les biens et revenus du monastère.
Après une période florissante aux 11ème et 12ème siècles, suit une période de catastrophes et d’épreuves. Par sa position près de la côte, il était exposé aux incursions des pirates, notamment lors de l’occupation franque. Les efforts de rétablissement sont soutenus par la générosité notamment de Stéphane Dousan (1349) et de l’empereur Jean V le Paléologue (1355), en dépit de circonstances défavorables, car les dangers et les désastres causés par les pirates, continuent jusqu’au 16ème siècle.
C’est alors que le prêtre Georges d’Andrianoupolis vient se retirer dans ce monastère et se consacre à son relèvement. Il sera soutenu par un souverain moldave, Alexandre et son épouse Roxandre, ce qui a permis les travaux de restauration et de réhabilitation du monastère et de son église, consacrée aux archanges Michel et Gabriel.
Dans l’une des 10 chapelles situées dans l’enceinte se trouve une des célèbres icônes du Mont Athos, celle de la Vierge « Georgoépikos ».
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