Bâti près du rivage, c’est le deuxième monastère rencontré sur la côte ouest, après le départ d’Ouranoupolis. Initialement de petite envergure, le monastère a pris une certaine ampleur après des travaux entrepris en 1800.
Le monastère, consacré à Saint Georges, est mentionné dans les écrits de 1000 à 1035 date à laquelle il figure sous la nomination de « Xenophondos ».Saint Xenophondos était le propriétaire, comme le précisent clairement des documents écrits datant de 998 et 1018, et plus généralement du 11ème siècle. Ce nom apparaît également dans les écrits relatifs à Saint Athanase l’Athonite. Vers 1080, sous l’empire de Nicéphore le Votaniate, s’est installé au monastère le « grand chef d’armée byzantine» Stéphane qui deviendra moine sous le nom de Simon. Il s’est investit dans le relèvement du monastère qui était alors délaissé, et entreprend la construction du mur d’enceinte et des bâtiments, embellit l’église, lègue des reliques et fait don de terrains et d’annexes. Toutefois, le mécontentement des moines augmente car l’ambition d’en faire un grand monastère, contraint au manquement du respect des règles athonites.
Au cours du 13ème siècle, le monastère subit des dommages, notamment à la suite d’incursions latines. A la fin du 14ème siècle, il figure au 8ème rend dans la hiérarchie des 25 monastères. Au cours de l’occupation turque, le monastère connaît des périodes florissantes mais aussi des moments où il risque d’être déserté. Ainsi, lors de sa première visite, V. Barski trouve le monastère très endetté et occupé par 3 ou 4 moines seulement. En 1784, lors de l’institution de la vie cénobitique, avec le premier higoumène Païsio de Lesvos, commence une période de redressement et de prospérité. En 24 ans, les moines atteignent le nombre de 60. En 1817, un incendie ravage les bâtiments ainsi que les archives. L’évêque de Samakovou, Philothée, venu se retirer dans le monastère, a aidé à sa reconstruction.
En plus de l’ancienne et de la nouvelle église, il y a également 11 chapelles. Parmi les objets précieux, il convient de mentionner deux grandes icônes en mosaïques de Saint Georges et Saint Dimitri datant vraisemblablement de la seconde moitié du 12ème siècle, l’icône byzantine miraculeuse de la Vierge Marie, l’icône de la métamorphose datant de la fin du 12ème siècle, un fragment de la vraie croix, etc…
LES MONASTERES DU MONT ATHOS
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