Sur la côte sud-ouest de la péninsule, peu après le port de Daphné et accroché sur un énorme rocher à 300 mètres au-dessus du niveau de la mer, se dresse le monastère de Simonos Petras. Ce bâtiment de 7 étages semble défier les lois de la pesanteur et avoir poussé à ses limites le travail humain. Il suffit d’entreprendre la montée à partir du port pour mieux s’en rendre compte. L’architecture différente des bâtiments est due à la situation particulière du monastère.
Dans les archives du Monastère de Saint Pantéléïmonos le monastère de « Simonos » est mentionné dans des écrits du 11ème et 12ème siècles ce qui a amené des chercheurs à penser que le monastère existait antérieurement et que c’est après une longue période de désertion qu’il a été fondé. C’est Saint Simon, ascète vivant au Mont Athos, qui le fera revivre au 14ème siècle. A ce sujet, les opinions s’opposent puisque certains supposent qu’aucun autre monastère n’existait alors que d’autres affirment qu’ils y en auraient deux du même nom. Selon la légende, Simon aurait eu une vision la nuit de Noël, lui indiquant l’endroit où construire le monastère, dont le nom initial était d’ailleurs « Nouvelle Bethléem ».En 1368, le souverain serbe, Jean Ouglesis développa le monastère et obtint du Synaxe l’autorisation de construire de nouveaux bâtiments, à cet endroit déserté.
Il ne reste que peu de traces des constructions initiales en raison de la succession de destruction et de reconstruction : par sa position, le monastère a pu échapper aux attaques de pirates mais pas aux graves incendies en 1580, 1592 et 1625 qui ont abouti à sa désertion. En 1762, plusieurs moines russes s’installent pour essayer de redonner vie au monastère. Pendant la guerre d’indépendance (1821-1830), le monastère est occupé par des soldats ottomans. Les moines partent en ayant brûlé planchers, icônes et livres pour qu’ils ne tombent pas entre les mains d’infidèles. En 1891, il est à nouveau ravagé par un incendie. A partir de 1902, grâce à des collectes faites en Russie par l’higoumène Neophytos, la reconstruction des bâtiments, et notamment d’une nouvelle aile de 7 étages, et de l’église permettent au monastère d’entrer dans une nouvelle période de croissance avec l’arrivée notamment de moines venus des Météores.
Les difficultés engendrées par différentes catastrophes ont amené le monastère à devenir
iddiorythmique pendant de longues années.
LES MONASTERES DU MONT ATHOS
[ Zografou ] [ Konstamonitou ] [ Dochiariou ] [ Xenophontos ] [ Panteléïmonon ] [ Xéropotamou ]
[ Simonos Petra ] [ Grigoriou ] [ Dionyssiou ] [ Saint Paul ] [ Grande Lavra ] [Karakalou ]
[ Philothéou ] [ Iviron ] [ Koutloumoussiou ] [ Stavronikita ] [ Pantocrator ]
[ Vatopédi ] [ Esphigmenou ] [ Chelandariou ]CARTES