Au nord-est de la péninsule, au milieu d’une vallée côtière s’étendant entre le lit d’un torrent et le flanc d’une colline, se trouve le fameux monastère d’Iviron. Il a été construit sur les ruines de l’ancienne ville Kléonaï dont on distingue encore quelques vestiges. Avant de fonder leur propre monastère, la confrérie ivirique arrivée sur le Mont Athos sous le règne de Nicéphore Phokas (963-969) s’était retirée au Monastère de la Grande Lavra, puis, dans une unité voisine. Le monastère aurait été fondé à la fin du 10ème siècle, après les monastères de la Grande Lavra et de Vatopédi par Jean Tornikios, grâce à la bienfaisance de l’empereur byzantin Basile II qui lui octroie le monastère de Klimentos. C’est dans ce monastère, situé à l’emplacement de l’actuel monastère d’Iviron, que semble s’être installée la confrérie ivirique. C’est en 1015 qu’apparaît l’appellation « Monastère d’Iviron ». Au cours des premiers siècles de sa prospérité, un grand nombre de moines géorgiens et russes s’y trouvent.
A la fin du 10ème siècle, le monastère possède, entre autres, le Monastère de Polygiros (ou Pteléotou) en Chalcidique alors qu’au 11ème siècle, un sigillé de Michel IV de Paphlagonos lui reconnaît des acquisitions antérieures. Au 13ème siècle, sous l’Occupation Franque, en raison des attaques pirates, le « fier » monastère est devenu « un endroit désert et dévasté », c’est pour cela que le souverain byzantin Michel IV Paléologue, par chrysobulle, restitue au monastère ses propriétés et droits, et l’exempt d’imposition. Andronicos II, son successeur, a également montré un grand intérêt pour le monastère.
Au milieu du 14ème siècle, un sigillé patriarcal institue l’usage de la langue grecque pour les offices et nomme un higoumène grec. Au cours de l’occupation turque, les souverains d’Ivirie (aux 15ème et 16ème siècles), et de pays danubiens (au 16ème siècle) lui apporteront leur soutien. En 1821, le monastère sacrifiera une partie de son patrimoine pour le combat national. Pour cette raison, le Patriarche Grégoire V, martyr de la patrie, se retira quelque temps dans le monastère.
En 1845 et 1865, des incendies endommagent les bâtiments dont une partie sera reconstruite.
L’église est consacrée à l’Assomption de la Vierge. Le monastère détient des reliques de valeur et une bibliothèque. Dans l’une des 17 chapelles se trouve l’icône miraculeuse de la Vierge de Portaïtissa, chargée d’histoire et de traditions. La Skite Prodromos appartient au monastère.La Tour de l’Arsanat (port d’accès) est à l’image de l’ensemble du monastère
LES MONASTERES DU MONT ATHOS
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