TEXTES ANNEXES
Association culturelle "Antique Stagira"
Olympiada : Mythe et histoire
Antique Stagira
Aristote
L'historique des fouilles
Les mines et leur histoire
Revenir à Olympiada


INTRODUCTION

L'Antique Stagira se situe à 700 m environ au Nord-Est de la commune d’Olympiada, sur une charmante petite presqu’île montagneuse appelée « Liotopi ». La ville s’étendait côté mer sur deux collines formant la presqu’île, et séparé par un col, et une autre colline plus importante, située au sud. La situation de la ville, qui est la patrie d’Aristote, est reconnue unanimement par les auteurs antiques et par les chercheurs contemporains.

Les témoignages anciens sont clairs : ils donnent la situation de la ville par rapport à l’Ancienne Akanthos plus au sud, précisant sa position côtière et le plus important, ils mentionnent très souvent une petite île face à Stagira, portant le nom de « Kapros » (ce même nom est également donné au port de la ville antique, qui vraisemblablement correspond au golfe d’Olympiada ; sa représentation figure également sur les pièces de monnaie de Stagira).
La seule île se trouvant dans cette région est l’actuelle « Kafkanas » qui se situe à 1.5 miles nautiques de la ville antique. De nos jours, cette île est inoccupée et sert de repère aux mouettes. Les ruines qui s’y trouvent indiquent qu’elle a dû être habitée de la période classique à la période byzantine. Les vestiges les plus caractéristiques sont deux grands réservoirs à eau et un bâtiment remontant à l’époque byzantine, situé à l’extrémité occidentale de l’île.


DONNEES HISTORIQUES SUR L'ANTIQUE STAGIRA

La fondation de la ville remonte à 655 av. J.C. par les colons ioniens de l’île d’Andros. Un peu plus tard, les colons chalcidéens s’y sont installés. Les Stagirites sont devenus, par nécessité, les alliés des Perses au cours des guerres médiques et, plus tard, après les guerres persiques, ils ont rejoint l’alliance athénienne, contribuant aux fonds communs. Pendant la guerre du Péloponnèse, et plus précisément en 424 av. J.C., les Stagirites se sont éloignés des Athéniens pour s’allier aux Spartes. Les Athéniens, indignés par ce comportement, tentèrent vainement d’assiéger la ville. Puis les Stagirites rejoignirent les intérêts des Chalcidéens à la fédération de toutes les villes de Chalcidique, dont le siège se trouvait à Olynthos.

En 349 av. J.C., la ville est assiégée et tombe sous l'emprise du roi de Macédoine, Philippe II qui la détruit entièrement, pour la reconstruire quelques années plus tard, en honneur du philosophe Aristote qu’il désigne maître de son fils, Alexandre le Grand. Il semble néanmoins que cette destruction par Philippe II marque le début du déclin de la ville. On suppose que la ville s’est soumise, comme le reste de la Macédoine, aux Romains, en 168 av. J.C. Au premier siècle après J.C. la ville est inhabitée (le géographe Stravon qui vécut à l’époque du Christ, note que Stagira était alors déjà désertée). Le village « Limpidia », qui semble correspondre au lotissement médiéval « Libasdias » et plus tard « Lipsasda » situé à l’endroit appelé « Listopi », est représenté sur une ancienne pièce de monnaie datant de 1079. Il semblerait que les ruines de constructions et de rempart se trouvant au sommet de la colline située au Nord, soient ceux de cette cité.

Pendant la période classique, Stagira aurait porté le nom « Orthagoria » mais cela n’a pas pu être confirmé, puisqu’une ville portant ce nom existait déjà près de Maronia en Thrace.

LA REGION

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